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dimanche 30 juin 2013

Mes lectures pour l'été.

Un petit tour rapide de mes premières lectures pour l'été. N'hésitez surtout pas à me parler des vôtres ou de vos coups de cœur de l'année car je pense que je viendrais vite à bout de cette petite liste.
1Q84 tome 3, Haruki Murakami.
Vous en avez sans doute entendu parler ou bien aperçu les tomes sur les étagères de votre librairie car il s'est en effet rapidement dévoilé comme un best-seller dans l'âme (et à mes yeux surtout!). J'ai mis longtemps avant de me lancer, louchant et hésitant longuement. C'est finalement un jour où je prenais le train pour aller chez mon amoureux que je me suis décidée à acheter le petit premier. Bon, mes études ont un peu détruit le plaisir que j'aurais pu avoir à le lire mais je suis tout de même tombée amoureuse de l'histoire. Pour faire court et ne pas trop en dévoiler, monde parallèle, romance, deux lunes, secte.

Ce que je préfère ? Les personnages sont très attachants. J'ai pour ma part un faible pour Tengo sûrement parce qu'il rêve de devenir auteur. Quant à Aomamé, elle est si spéciale qu'on ne peut que l'aimer. Je l'admire un peu en fait. Tout en voulant être insensible et forte elle nous dévoile quand même un petit côté fleur bleue dans le style j'attends mon prince charmant.

Bref, ayant terminé récemment le deuxième tome, je me régale déjà avec le dernier. J'ai lu une bonne centaine de pages déjà. Sinon, je conseille cette lecture si vous n'avez pas peur des descriptions ou de quelques longueurs, si vous aimez les histoires bizarres et les mystères, si vous n'avez pas besoin d'avoir réponse à tout, si vous n'êtes pas un grand fan de science fiction ça passe parce que c'en est pas vraiment, si vous appréciez les histoires d'amour impossibles ou compliquées. 

Jane Eyre, Charlotte Brontë.
Ah les Brontë, cette belle famille de littéraires. Leurs livres sont des classiques. Qui ne connaît pas Wuthering Heights (Les Hauts de Hurlevent) d'Emily Brontë ? Je l'ai lu cette année et j'ai adoré. Les personnages sont à mes yeux détestables mais c'est ce qui a fait que je les ai aimé aussi.

J'ai commencé à m'intéresser aux Brontë grâce au professeur d'anglais que j'ai eu en terminal. C'était un grand fan de gothic novels, et il nous a beaucoup parlé des Brontë. Curieuse, j'ai pris la décision d'en lire autant que possible. Ainsi, alors que je fouinais comme à mon habitude sur un marché où se vendent des livres, je suis tombée sur Jane Eyre et n'ai pas hésité une seconde à l'embarquer avec moi (à 1,50€ le livre hein j'allais pas laisser passer ça). Je suis donc en possession d'une vieille édition jaunie qui sent bon le vieux livre. Un bonheur.

Jane Eyre, c'est un roman d'amour tout simplement. Pas un de ces romans d'amour niannian comme on en trouve beaucoup ces derniers temps. Il s'agit d'une belle histoire d'amour telle qu'on les écrivait à l'époque. Un amour interdit entre une gouvernante et le propriétaire d'un manoir. Je vous laisse avec les quelques '' critiques '' qui se trouvent au dos de mon édition.

« Charlotte trouve dans sa vie les matériaux nécessaires à la construction de ses romans d'amour. Son œuvre est essentiellement autobiographique même si parfois légèrement déguisée... » A.L. WELLS.
« La façon la plus concise pour définir l'apport important de Charlotte Brontë à la littérature me semble être la suivante : elle a atteint l'expression du romantisme le plus élevé à travers le réalisme le plus bas. » G.K. CHESTERTON.

Shining, Stephen King.
Je suis une grande fan de Stephen King depuis que mon professeur d'anglais de terminal (oui, encore lui) a parlé de Carrie en cours. Je conseille d'ailleurs aux personnes qui voudraient s'essayer à King de commencer par Carrie justement. Je ne sais pas trop pourquoi mais ça me semble être un bon début. Ce n'est pas trop long, l'histoire ne fait pas trop peur, l'intrigue est bonne, puis je trouve que Carrie est un personnage fascinant et surtout la fin est grandiose.

Encore une fois, j'ai dégoté Shining au marché pour 1,50€. D'après le résumé, ce serait un truc avec un enfant médium qui réveille les forces maléfiques. Il paraît aussi qu'il va y avoir une suite centrée sur Danny (le fameux enfant donc) qui sera publiée en septembre 2013 sous le titre de Doctor Sleep (un de plus que je me dois donc lire).

Je pense que tout le monde peut aimer Stephen King. J'ignore ce qui me fait dire ça mais j'en ai l'intime conviction malgré tout. Si vous aimez King, dites-moi vos préférés.

Encore une danse, Katherine Pancol.
Si vous lisez mon blog vous savez forcément que j'adore Katherine Pancol. J'ai déjà lu quatre romans de cette madame, et comment dire, je rêverais d'avoir sa plume. Je ne sais pas, tout paraît si vrai dans ce qu'elle décrit. J'aime l'univers qu'elle nous montre car il est presque identique au notre.

J'ai commencé Encore une danse il y a quelques semaines maintenant mais vu que je lis plusieurs livres à la fois (oui je fais partie de ces gens là) je l'ai un peu laissé de côté. Cela n'empêche que j'aime beaucoup. Sûrement car je pense à mes amis en le lisant. Il est en effet question d'une bande d'amis d'enfance qui ont chacun pris des chemins plus ou moins différents mais également d'une histoire d'amour un peu passionnelles comme je les aime. Une lecture vraiment plaisante et qui a beaucoup moins tendance à tirer en longueur que Les Yeux jaunes des crocodiles par exemple.

Et vous ? Vous avez déjà lu du Pancol ?

La Valse lente des tortues, Katherine Pancol.
La suite des aventures de Joséphine et de sa petite famille. Il vaut mieux avoir lu et apprécié Les Yeux jaunes des crocodiles avant de s'y lancer. Personnellement, je me suis beaucoup attachée à Joséphine et me voilà donc curieuse à l'idée de découvrir tout ce qui va encore lui arriver. Cette femme est vraiment paumée et dans tous les sens du terme. C'est ce qui fait son charme je crois. On la trouve tantôt agaçante, tantôt adorable. Donc au final, on l'aime ou on ne la supporte pas.

Dans ce deuxième volume, on la retrouve donc au début de sa « nouvelle vie ». Elle vient d'emménager dans un grand appartement au cœur d'un quartier un peu plus huppé, son aînée est partie étudiée à Londres, sa cadette voudrait retrouver son père. Un tout nouveau tourbillon bouleversant où les sentiments se font et se défont. C'est à en avoir le tournis.

J'ai aussi lu dans un magazine (alors que j'étais dans une salle d'attente) que l'année prochaine une adaptation (du premier tome seulement je crois) va s'incruster dans nos cinémas. Bonne ou mauvaise chose, allez savoir.

99 francs, Frédéric Beigbeder.
J'ai adoré L'amour dure trois ans, je l'avais dévoré en deux ou trois jours. Le style avec les phrases courtes, l'humour bien pesé et accompagné d'un peu de sarcasme ainsi que le fait qu'on puisse si bien se retrouver dans ce que raconte le narrateur, tout m'avait séduite. De ce fait, dès que j'ai croisé la route de 99 francs sur le fameux marché j'ai su que c'était pour moi.

Je ne l'ai pas encore commencé celui-ci, enfin si, j'ai lu cinq pages juste histoire de voir si j'allais retrouver les mêmes ingrédients que dans L'amour dure trois ans, et youpi, parce que c'est le cas. Je pense que c'est le genre de lecture qui passe bien, qu'on lit sans trop se prendre la tête. Un bon livre pour l'été en somme.

Les souvenirs, David Foenkinos.
Vous allez rire, mais celui-ci je l'ai acheté parce que j'ai vu la couverture sur instagram et à plusieurs reprises. Du coup, je me suis dit qu'il devait être bien. Affaire à suivre.

Je ne saurais trop vous dire de quoi il parle. Je vais donc simplement copier/coller un petit résumé : Avec Les souvenirs, Foenkinos quitte le registre de la comédie légère pour se replonger dans un épisode de sa vie plus intime et mélancolique, en abordant la mort de son grand père.
« Je voulais dire à mon grand-père que je l’aimais, mais je n’y suis pas parvenu. J’ai si souvent été en retard sur les mots que j’aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l’écrit, maintenant. Je peux le lui dire, là » écrit l’auteur dans une présentation de son roman. (trouvé sur livraddict.com).

Cette lecture risque très fortement de me bouleverser étant donné que j'entretenais un lien très fort avec mon grand-père mais ça n'empêche que j'ai hâte de me plonger dedans.

Une place à prendre, J.K Rowling.
Gentiment prêté par la mère de mon amoureux, je vais enfin pouvoir le lire. En fait, à l'époque où les arrêts de tram étaient envahis par les affiches de ce livre j'avais terriblement envie de me le payer mais à chaque fois que je l'avais en main je le reposais. La vérité c'est que j'étais curieuse de voir de quoi Rowling était capable mais pas suffisamment pour mettre 20€ de ma poche là-dedans.

Bref. J'ai entendu et lu beaucoup de critiques. Des bonnes, des mauvaises mais plus souvent des mauvaises. Comme quoi c'est une lecture qui ennuie. Heureusement il en faut beaucoup pour que je lâche un livre. Puis le petit plus qui m'attire c'est que je me dis qu'au moment où elle l'a écrit Rowling savait qu'elle pouvait faire tout ce qu'elle voulait car même si les ventes ne décollaient pas son rythme de vie n'allait pas vraiment changer (money money money). Maintenant ça ne veut rien dire, si ça se trouve c'est pas terrible du tout.

Tout se passe dans une petite ville avec une atmosphère que j'imagine très british. Un notable meurt et il va donc falloir le remplacer. Va s'en suivre un tsunami de rancunes, de haine et de mensonges. Un tableau de la société comme je les aimes.. Normalement. À voir.


(N'oubliez pas de me donner votre avis si vous avez lu un de ces livres.)

dimanche 4 mars 2012

NYCES, concert du 3 mars 2012 à Erstein.


Un petit article pour vous faire partager une découverte des plus récentes. Nyces, un groupe bien sympathique composé de quatre musiciens âgés d'une vingtaine d'années à peine, mais bourrés de talent. Ils sont originaires de Nordhouse et de Matzenheim et de ce que j'ai lu, ils sont tous passés par le conservatoire. Un détail car je suppose qu'on est tous d'accord pour dire que savoir jouer ne signifie pas être capable de transporter. Toutefois, je dois bien avouer ces mecs là m'ont emmenée drôlement loin.

Au départ, c'est une de mes littéraires préférées qui m'a proposée d'aller à leur concert, et c'était avant tout dans le but de passer une bonne soirée ensemble. J'étais alors très loin de m'imaginer que mes yeux allaient autant briller. Surtout que la veille, histoire de ne pas débarquer en terre inconnue j'avais écouté quelques morceaux disponibles sur leur page facebook. Je m'étais alors dit ; " ouais c'est sympa, j'apprécie, mais ça ne m'emballe pas non plus ". Je me demandais ce qu'ils pouvaient me montrer de plus quoi, et si ça valait le coup. Bref, tout ça pour vous faire comprendre qu'ils m'ont vraiment surprise.

Quelle claque. Je ne m'y attendais pas du tout. De la musique de qualité, de beaux textes, des arrangements fantastiques, une présence sur scène et une complicité timide - mais adorable - avec le public. Que demander de plus ? J'ai surtout adoré la diversité dont ils ont fait preuve en ouvrant la scène à d'autres artistes. De ce fait, leur concert faisait moins amateur et plus spectacle. Je suis d'ailleurs tombée sous le charme du chanteur/rappeur Italien venu tout droit du Tessin. Quant aux premières notes avec la jeune fille au violon, elles ont tout simplement ravi mes oreilles. Je crois qu'on pourrait comparer ce groupe à une palette. Ils mélangent beaucoup de choses pour nous offrir différents tableaux. Trompette, guitare, djembé, piano, batterie, flûte traversière, violon, .. C'est splendide, plein de vie et harmonieux. J'ignore si tous leurs concerts sont aussi biens, aussi éclectiques, mais en tout cas ils m'ont bluffés hier soir et je compte bien me rendre au prochain.

Pour les curieux, voici leur page facebook et pour ceux qui habitent non loin de Strasbourg, le prochain concert devrait avoir lieu le 11 mai à la Salamandre.

samedi 3 mars 2012

C'est quoi l'histoire ? Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit avec Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de chair, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où l'on brûle pour un(e) inconnu(e) ? Où les caresses sont interdites ? "Pourquoi veux-tu me rencontrer ?" demande Léo, inquiet. "Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir" répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit. Léo et Emmi finiront de s'esquiver pour mieux... s'aimer !

Ce que j'en pense ; La fameuse suite de Quand souffle le vent du nord que j'ai adoré et dévoré depuis un bon moment maintenant. Je me demande d'ailleurs pourquoi j'ai mis autant de temps à faire cette critique.

Ce livre a tous les ingrédients du premier, à savoir toujours autant de piquant dans les échanges entre Léo et Emmi. Quel mordant, quelle passion dans leurs mots. Tellement qu'ils m'ont franchement retournée le coeur à plusieurs reprises. Cette grande tendresse qu'ils ont l'un envers l'autre quoiqu'il se passe. Car peu importe les coups de gueule, les disputes, les éloignements, les pauses, ils reviennent sans cesse l'un vers l'autre. Des sortes d'aimants dont le magnétisme met à bout de souffle. Leur amour est fort, trop fort et on le sent un peu plus à chaque page tournée. Alors on a envie de les prendre, des les secouer pour qu'ils se bougent un peu, pour qu'ils osent enfin.
Parce qu'on peut dire que ça tourne un peu autour du pot. Ils hésitent énormément, changent d'avis constamment. Ils ont peur, vraiment peur je crois. Comme tout le monde finalement non ? N'a-t-on pas toujours peur lorsque l'amour, le vrai, se présente à nous ? On a peur de lui, peur du monde autour, peur des changements, peur d'un peu tout. Emmi semble être la plus trouillarde, elle se contente de son mariage dit raisonnable alors qu'il est clair qu'elle ne veut que son Léo. Heureusement, même s'ils agacent par leurs nombreuses hésitations, on les comprend et c'est ce qui rend ce roman passionnant je trouve. Toute la complexité de la psychologie humaine est parfaitement dessinée. Comme nous, ils font du compliqué à partir du simple.

Pour parler un peu plus des personnages, j'ai trouvé à Emmi un côté un peu garce encore une fois. Elle me paraissait même carrément atteinte. Totalement tarée quoi. Sans doute le fait qu'elle soit très impulsive qui fait ça. Mais bien qu'on la déteste par moment, on ne peut que compatir je crois. On ressent sa douleur autant que celle de Léo. Ah, mon beau Léo dont je suis follement tombée amoureuse lors du premier tome. Quel bonheur de retrouver ses mots, oh ses mots. Il m'a envoûtée encore une fois. Il n'y a rien de plus à dire sur lui.

Concernant la fin, je reste mitigée. Elle m'a déçue et séduite en même temps. Cependant pour ne pas la dévoiler et laisser le suspense, je ne vais pas plus en parler. Ainsi je recommande cette suite, mais elle n'est pas indispensable à mon sens. Le sentiment de frustration ressentie à la fin de Quand souffle le vent du nord était tellement plus puissant et magnifique, que je pense que l'auteur aurait aussi bien pu ne pas écrire La septième vague. Cela aurait peut être été plus beau de finir sur cette consternation que sur un sentiment inexplicable et bien moins vif. Néanmoins, cela reste un bon roman. Il divertit, et se lit très facilement.


« Nous savons ce que nous signifions l’un pour l’autre. Nous savons ce que nous partageons. Nous savons que ce n’est pas tout. Mais nous savons aussi que cela n’a pas besoin d’être tout. Une seule personne ne peut pas tout donner. Bien sûr, on peut décider d’attendre toute sa vie de rencontrer un tel homme, un qui donne tout. On peut caresser cette magnifique, cette enivrante et bouleversante illusion d’absolu, qui fait battre le cœur et rend supportable une vie rongée par le manque. Jusqu’à ce qu’elle se brise cette illusion. Alors on ne ressent plus que le manque. C’est un sentiment que je ne connais que trop. C’est plus pour moi. Je ne tend plus vers un idéal. Je veux profiter le plus possible de quelque chose de bien, cela suffit à mon bonheur. » La septième vague. - Daniel Glattauer.

lundi 6 février 2012


Malheureusement les idées de messages ne fusent pas, l’inspiration pour écrire n’est pas là, alors je vais sans doute enchainer les espèces de critiques dans les jours à venir. En voici une que j’avais oublié dans mes dossiers.

C’est quoi l’histoire ? Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie. - Tel est le résumé que nous trouvons sur la quatrième de couverture. Il est clair que ça ne dévoile pas grand-chose mais que cela met pas mal l’eau à la bouche. Je vais donc donner quelques précisions ; En fait c’est l’histoire de Joséphine, de sa sœur et d‘un tas d‘autres personnages. Joséphine c’est pas tout à faire la femme parfaite, ni belle ni intéressante, elle est historienne spécialisée dans l’étude du XIIe siècle et vient de se faire lâcher par son mari. Ce dernier s’envole pour l’Afrique avec sa maîtresse et la laisse avec ses deux filles. À l’opposé, il y a sa sœur Iris. Elle est belle, riche, intelligente, mariée. Une vie parfaite. Un jour, au courant d’un repas, celle-ci prétend qu’elle écrit. Chose qu’elle ne sait ni n’a la volonté de faire. Elle persuade donc Joséphine d’écrire à sa place. Endettée à cause de l’abandon de son mari, Joséphine accepte. Parallèlement à cette intrigue principale, un tas d’autres choses et personnages se mêlent et s’emmêlent.

Ce que j’en pense ; Je vais essayer de ne pas trop faire l’éloge de Katherine Pancol. Elle est une de mes auteurs préférés, et je suis totalement fan de son style alors forcément je suis séduite à chaque fois.

Les thèmes abordées sont ceux de la vie. J’ai trouvé que l’argent était pas mal présent dans ce livre - surtout avec l‘histoire des dettes de Joséphine -. Presque tout tourne autour. Un peu comme dans notre quotidien n’est-ce pas ? Il y a aussi l’amour, vue sous toutes ses couleurs ; infidélité, divorce, bonheur, amourette, nouvelle flamme. Ce qui nous amène à en revoir la définition quand on découvre la vie de certains personnages. Puis la manipulation, la domination, la confiance en soi et l’ambition, tant de choses qui motivent chaque individu, sont peints d’une façon très réaliste et dure. Il en découle des rêves ou des désillusions. C’est beau et douloureux à la fois. Le véritable reflet de notre société actuelle.

Bien qu’il tire un peu en longueur, il suffit d’enchainer cinq ou six pages pour se replonger totalement dedans quand on le reprend en main. On veut que Joséphine s’affirme, que sa sœur cesse de la mener à la baguette et que sa fille aînée soit moins méchante. J’ai d’ailleurs détesté cette dernière. Une véritable peste mais qui à la fin nous surprend et nous séduit.
Deuxième légère mauvaise note au niveau des personnages que j’ai trouvé un peu trop caricaturés, enfin ce n’est pas vraiment le mot. Disons que dans leur spécificité ça allait dans l’extrême et du coup ça ne me paraissait plus aussi réaliste alors qu’à l’habitude Pancol parvient à faire de la réalité une véritable poésie.

Je recommande Les Yeux jaunes des crocodiles si on n'est pas effrayé par les pavés de 600 pages, parce qu’il faut un peu s’accrocher pour le terminer. Néanmoins c’est un délice. La réalité en une œuvre d’art, tableau ou poésie je vous laisse choisir.
« Les gens croient que l’important, c’est la qualité du temps qu’on donne à son enfant, mais c’est aussi la quantité parce qu’un enfant ne parle pas sur commande. Parfois, on peut passer toute une journée avec lui et c’est le soir, en voiture, quand tu rentres à la maison, que, tout à coup, il se délivre et dépose un secret, une confiance, une angoisse. Et tu te dis que tu as attendu tout ce temps-là, tout ce temps que tu croyais perdu et qui finalement ne l’était pas. » Les Yeux jaunes des crocodiles. - Katherine Pancol.

mardi 24 janvier 2012

Pas particulièrement branchée films, je suis par contre une grande lectrice. Dernièrement, j’ai fait plusieurs acquisitions, certaines grâce à mon anniversaire. Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer je l’ai acheté à cause d’un petit post-it « coup de cœur du libraire » qui avait attiré mon attention, et je n’ai pas été déçue.

C'est quoi l'histoire ? En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d'adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s'excuse, et, peu à peu, un dialogue s'engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s'étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l'un pour l'autre une certaine fascination. Alors même qu'ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l'autre. De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d'un chagrin d amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s'imposent une règle : reconnaître l'autre qu'ils n'ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler.

Ce que j'en pense ; Il met à bout de souffle ce livre. Un échange tellement vivant, passionné, tendre, piquant, bouleversant, frustrant. Oui, tout ça en même temps. Au début, ça commence doucement par quelques boutades mais progressivement et assez rapidement, un lien vraiment fort se crée entre les deux personnages. La tension monte, et plus que de l'amour, il me semble qu'il était question de passion. Ils deviennent accrocs l'un à l'autre.

Je me suis presque sentie mal à l'aise face à leurs mails car on est totalement plongé dans leur intimité. Ils ne font pas que discuter, ils se mettent véritablement à nu. Léo par sa douleur, sa classe et son amour. Emmi par sa dépendance, sa jalousie et sa vivacité. Toute la complexité humaine est dessinée dans leurs mots. Ce jeu entre eux, ce désir violent de rencontre sans cesse refoulé, leurs craintes, leurs coups de gueule. Bref, ils sont humains. Une histoire que l'on s'imagine facilement possible et qui nous coupe la respiration car on est au moins aussi frustrés qu'eux.

Il faut que je l'avoue, je suis tombée amoureuse du très charmant Léo. Comme Emmi, et comme sans doute beaucoup de lectrices. Sa façon d'écrire très poétique, son humour un peu nul, la souffrance qu'il a enduré et sa passion dévorante pour Emmi. Qui ne voudrait pas d'un Léo ? Qui n'a pas eu envie de lui faire un gros câlin ? Parce que bon, j'avais l'impression qu'elle se payait un peu de sa tête la Emmi. Mais on comprend sa situation plus que compliquée. Elle est mariée et ne veut rien détruire, mais elle est aussi incontestablement attirée par Léo.
De ce fait, le thème de l'infidélité est plutôt bien traité. Quand est-on infidèle ? Après un baiser ? Après une rencontre ? Quand les sentiments arrivent ? De mon avis, Emmi est infidèle, c'est évident. J'en ai été plus que convaincue juste après avoir lu la très belle phrase « Ecrire, c’est comme embrasser, mais sans les lèvres. Ecrire, c’est embrasser avec l’esprit. ».

La fin m'a laissée sur le cul et totalement dégoûtée. Si bien que je compte m'acheter la suite demain. Non mais sans rire, comment Daniel Glattauer a-t-il pu nous faire ça ?

lundi 9 janvier 2012

Contrairement à mon copain je ne suis pas une grande cinéphile, mais il m’arrive de temps à autre d’avoir envie de passer un bon moment devant un film. Pour satisfaire cette pulsion je demande en général à une très bonne amie -ayant à peu près les mêmes goûts que moi en la matière- de m’accompagner. Vendredi dernier, je suis donc allée voir Une vie meilleure avec elle.

C’est quoi l’histoire ? Deux jeunes gens, Yann un cuistot en galère et Nadia une jolie serveuse, tombent amoureux. Ils se lancent par la suite dans un projet un peu fou, à savoir transformer un local abandonné en un sublime restaurant au bord d'un lac. Par manque d’argent et à cause de leurs petites magouilles, ils se cassent la gueule. Nadia décide alors d'accepter un travail au Canada et confie son fils à Yann en attendant qu‘elle trouve un appartement pour l‘accueillir. Elle finit par ne plus donner signe de vie, et là tout commence vraiment.

Ce que j’en pense ; C’est un beau film, un drame social vraiment très réaliste. En cette période de crise, il est évident qu’on est touché par ces images, et quand on fait partie des futurs jeunes à débarquer sur le marché de l’emploi j’ai envie de dire que c’est encore pire. Je ne peux que m’imaginer trébucher tout comme Yann et Nadia. Des personnages forts à mon sens.
J’ai particulièrement apprécié Yann, bourré de défauts, gonflé par l’espoir, si humain en somme. Guillaume Canet nous envoie une rage énorme dans la face. Tellement qu’au début je le détestais, puis lorsque la détresse m’est apparue dans sa totalité, je me suis attachée. En ce qui concerne Leïla Bekhti que je connais grâce à Tout ce qui brille, elle m’a épatée. Passer d’un rôle un peu nunuche à celui de Nadia, wow. Elle est mille fois plus touchante, elle apparait mature et dévoile tout son talent. Quant au petit Slimane Khettabi, c’est juste un acteur en herbe. Adorable.

Par contre le coup de je t'attend après ton service on va boire un verre mais non en fait je t'embrasse cash et vas-y qu'on couche ensemble. J'ai trouvé ça un peu moyen quand même. Trop rapide et trop maladroit. Cela ressemblait plus à un coup d'un soir qu'à une future histoire d'amour, ce qui a fait que j'ai eu un peu de mal à croire en leur couple. Mais bon, tout arrive. Un plan-cul peut donc devenir une belle love story, je prend note.

On remarquera aussi l’absence de musique, ce qui rend l’ambiance lourde, angoissante, je me suis sentie au moins aussi oppressée que les personnages. Je voyais le piège se refermer autour d’eux. Le film commence lentement, d’abord des petites soucis, puis des plus gros et très vite tout s’accélère voir dégénère. La misère dans laquelle ils sombrent, la galère qu’ils ont à remonter vers le haut. Et cette maudite Nadia qui disparaît sans prévenir. D’ailleurs, j’ai trouvé qu’elle manquait un peu à l’écran. J’aurais adoré la voir un peu plus.

Je suis déçue par la fin. Je l’ai trouvé trop optimiste par rapport au reste du film. Comme si la rejoindre au Canada pouvait tout améliorer. Et les dettes alors ? Enfin, il fallait bien terminer sur une note un peu heureuse après nous avoir fait déprimer pendant près de deux heures. Malgré ce petit détail, j’ai adoré.