Parce que dans mon lycée on fête (quand je dis on fête, c'est que c'est vraiment tous les élèves du lycée qui sont déguisés hein) carnaval (cette année avec beaucoup d'avance) avec un super concours du meilleur déguisement et des billets pour Europa Park à gagner. C'est sympa à regarder, mais en digne rabat-joie que je suis, ça ne m'amuse pas plus que ça. En photo les super littéraires de ma classe.
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vendredi 10 février 2012
Carnaval à l'avance.
jeudi 5 janvier 2012
À Célia et Marine.
Je me suis toujours murée dans une sorte de silence, et ce depuis toute petite. Personne ne saurait vraiment dire pourquoi, mais je m’obstine à cacher mes peines, un peu comme si je n‘avais pas le droit d‘être faible. J’ai pourtant eu une enfance des plus heureuses, sans la moindre pression, avec des parents aimants et très à l’écoute. Mais pour Dieu seul sait quelle raison, j’ai pris l’habitude de ne rien dire. Sans pour autant que ce ne soit un mutisme, je ne parviens pas à m’exprimer. Les mots sortent difficilement, et il faut constamment me tirer les vers du nez. C’est probablement pour cette raison qu’il m’a fallut trouver assez rapidement un autre moyen de communiquer. Car il est impossible de tout garder pour soi, auquel cas on finit par exploser. L’écriture s’est alors imposée d’elle-même, sous forme de poèmes puis de lettres glissées sous l’oreiller. J’ai par la suite écrit des journaux intimes, puis découvert skyblog, et voilà où je traine aujourd’hui.
Bien évidemment, ce n’est plus l’unique fonction que j’accorde à mes mots. Il s’agit aussi de prendre plaisir, de s’évader, d’inventer et d‘aimer. Tout un programme quoi. Du coup, je pensais que pour me connaître toute entière il fallait absolument visiter mon blog. J’ai fini par me rendre compte que ce n‘était pas le cas, qu’il était parfaitement possible de lire en moi comme dans un livre ouvert, et sans même poser les yeux sur mes lignes.
Deux personnes y sont parvenues avec une facilité déconcertante. L’une d’elle m’a dit qu’elle distinguait mes vrais sourires de ceux qui sont forcés. Pas évident quand on sait que je ris en permanence et pour un rien. C’est une fille brillante je dois dire, avec un magnifique avenir devant elle. Contrairement à moi, elle a des mots, toujours des mots. Peu importe la situation, elle sait quoi vous dire, et comment vous le dire. Et si elle vous fait la morale, écoutez-la bien, parce qu’elle a raison la plupart du temps. La seconde aussi a les mots. Elle me fait dire ce que je ne veux pas dire, me force à parler même quand cela me terrorise. Alors qu’elle n’est pas mieux, elle s’ouvre aussi peu que moi. Puis elle est toute petite, on a envie de la protéger, même si elle nous protège bien mieux. Je la sais forte, très forte. Et elles le sont toutes les deux d’une manière différente, d’une manière que j’envie un peu.
Elles m’ont beaucoup tirée vers le haut, beaucoup épaulée. Je leur dois énormément, si bien que je ne suis pas sure de réussir un jour à éponger ma dette. Oui, elles sont fantastiques à ce point là. Magiques même, comme les personnages de Disney. Leurs éclats de rire gonflent mon cœur de courage, et de confiance. Je n’ai pas peur tant qu’elles sont là. Je sais que je peux me reposer sur elles, et j’espère qu’elles savent qu’elles peuvent en faire autant, même si je suis loin d’être la meilleure aide qu’il soit.
Merci à vous mes littéraires préférées.
lundi 2 janvier 2012
Les verres vides, les estomacs pleins. Ils riaient comme des enfants, l’insouciance de l’instant remplissant leurs poumons d’un air nouveau. Plus rien autour d’eux ne semblait avoir d’importance, le temps s‘était comme arrêté et filait hors de ces murs apparemment effrayé par tant d‘euphorie. Ils avaient l’air si puissants, pourtant bien naïvement armés de leurs quelques sourires. Alors ils se préoccuperont plus tard de l‘avenir. Pour le moment ils ne l‘entendent pas ou plus, lui qui essaye pourtant de s’incruster mais en vain. Les remparts sont bien trop hauts pour qu’il ne les atteigne.
Et elle, au milieu de tout ça, elle se tenait là. Elle brûlait, elle s’enflammait, que dis-je, s’exaltait. Elle était ivre ce soir là, ivre de lui bien entendu. Ils se trouvaient dans la même pièce, à quelques mètres, parfois quelques centimètres. Lorsqu’il s’esclaffait, elle souriait. Ce doux son chatouillait ses joues, et étirait toujours le plus naturellement du monde ses lèvres. La nouvelle année n’y changeait rien. Plus qu’amoureuse, elle était heureuse.
Dans la nuit, ils s’étaient cherchés, sans se trouver, car ils s’égaraient.
Il y avait la chaleur de ses paumes sur son corps qui l’étouffait pour mieux l’emporter, et elle qui l’embrassait sans vouloir le laisser respirer. C’est le douloureux refrain de leur histoire ; des heures volés, durant lesquelles ils s’essoufflent à s‘aimer. Une sorte de besoin d’échapper à la réalité, de la fuir coûte que coûte et de surtout ne jamais s‘arrêter. Un jeu dangereux qui les pousse et les amuse.
Seulement, la fatigue les a eu, comme à chaque fois. Deux enfants qui ne peuvent s’évader, et qui se réveillent avec un goût amer au bout des lèvres.
Il n’y avait eu aucune fausse note. Juste une danse voluptueuse entre leurs deux corps, emplie de toute leur tendresse et de quelques mots doux.
lundi 4 juillet 2011
On est comme ça.
On est en pleine adolescent. Cette période un peu étrange qui nous prépare et nous donne les armes afin d’affronter le monde si horrible des adultes. Pour l’instant, on ne réalise pas trop. On rit, on s’amuse, on tombe amoureux, on se déteste, on fait la fête, on boit et même il arrive qu’on fume. On profite comme on peut. On sait que plus les années vont passer plus cela va se compliquer. On aura des hauts et des bas, des bas très profond des fois. On aura envie d’abandonner, de tout laisser tomber, de détruire tout ce qu’on aura eu tant de mal à construire. Cependant, je sais de source sure qu’avec un bon entourage il est possible de s’en sortir qu‘importe les épreuves. Ce n’est pas aussi noir que l’on croit. Il ne faut pas avoir peur, tant qu‘on sent les battements de nos cœurs c‘est que tout va bien.
Aujourd’hui c’est avec vous que je me sens forte, plus tard ce sera peut être avec d‘autres. Car bien évidemment je ne me fais pas d’illusion, je sais que nous devrons probablement nous séparer un jour, mais en ce moment c’est vous et vous seuls qui marchez à mes côtés. Nous avançons ensemble, et on se tiendra la main autant qu’on pourra. Et quand viendra le temps de se dire au revoir, on le fera sans regret, avec un sourire triste mais heureux. Heureux parce qu’on aura vécu des choses fortes ensemble, des choses qu‘on ne décrit pas. Nous aurons connu l‘amitié à l’état pure, celle qu‘on croit unique mais qui, on le sait tous, finalement nous quitte. Je continue de penser qu’elle ne s’en va pas réellement, elle reste dans les entrailles à jamais et nous sert de moteur pour démarrer.
Alors à vous qui rythmez mes journées depuis l’école maternelle, sachez que comme beaucoup de jeunes, j’ai l’intime conviction que notre histoire est magique, incomparable, que personne n’a jamais connu cela, mais que si un jour, tout s’arrêtait, je resterais heureuse car fière de vous avoir eu. Je ne vous oublierais pas.
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